client

client, cliente [ klijɑ̃, klijɑ̃t ] n.
• 1437; lat. cliens, clientis
1Antiq. À Rome, Plébéien qui se mettait sous la protection d'un patricien appelé patron.
(1538) Vx Personne qui se place sous la protection de qqn. protégé.
2Mod. Personne qui requiert des services moyennant rétribution. Les clients d'un notaire, d'un avocat. Client, cliente d'un médecin, d'un dentiste. malade, patient. Les clients d'un coiffeur, d'un hôtel, d'un cordonnier, d'un taxi.
3(1826) Personne qui achète. acheteur, acquéreur. Être client pour des actions. Un client sérieux.
Fig. et fam. Être, n'être pas client : vouloir, ne pas vouloir de qqch. ⇒ preneur. À la tête du client. Clients d'une boutique. vx 2. chaland, 1. pratique; clientèle. Magasin plein de clients. achalandé. Attendre le client : ne rien vendre. Vendeur occupé à servir un client. Clients d'un café. consommateur. PROV. Le client a toujours raison (principe de l'art de vendre).
4Spécialt Personne qui se sert toujours au même endroit. habitué; fidèle. Servez-le bien, c'est un client. Un bon, un gros client. Perdre un client.
5 N. m. Écon. consommateur, importateur. La Belgique est un très gros client de la France sur le marché automobile.
⊗ CONTR. 1. Patron. Fournisseur, marchand, vendeur.

client, cliente nom (latin cliens, -entis) Personne qui reçoit d'une entreprise, contre paiement, des fournitures commerciales ou des services : Les clients d'un hôtel. Personnage ou famille qui, à Rome, se mettait sous la protection d'un patricien (son patron). Personne qui se place sous la protection d'un homme puissant. Familier. Personne, individu quelconque : Mon voisin est un drôle de client. Informatique Programme qui sollicite les services d'un autre programme pour exécuter une tâche. Poste à partir duquel l'utilisateur d'un réseau fait appel aux services d'un serveur distant. ● client, cliente (synonymes) nom (latin cliens, -entis) Personne qui reçoit d'une entreprise, contre paiement, des fournitures commerciales...
Synonymes :
- acquéreur
- chaland (vieux)
Contraires :
- commerçant

client, ente
n. (et adj.)
d1./d Personne qui achète qqch à un commerçant.
|| Personne qui se fournit habituellement chez un commerçant. C'est mon meilleur client.
|| ECON Acheteur. L'Allemagne est un client de la France.
adj. Les organismes clients d'un producteur.
d2./d Personne qui sollicite des services contre paiement. Clients d'un médecin, d'un avocat, d'une agence de publicité.
d3./d (Afr. subsah.; Madag., rare) Marchand habituel.
d4./d ANTIQ ROM Plébéien qui se mettait sous la protection d'un patricien (le patron) auquel il abandonnait une partie de ses droits civils et politiques.

⇒CLIENT, ENTE, subst.
I.— [Les rapports mettent en jeu des intérêts princ. matériels, l'accent étant mis sur l'échange]
A.— Le plus souvent au masc., domaine des rapports de dépendance quasi-féodale.
1. HIST. ROMAINE. Citoyen pauvre se dévouant durablement corps et biens à un patron, celui-ci lui assurant en retour, protection et subsistance :
1. ... le patron lui doit la subsistance, à lui [au client] et à ses enfants; mais en retour il doit son travail au patron. On ne peut pas dire qu'il soit précisément esclave; mais il a un maître auquel il appartient et à la volonté duquel il est soumis en toute chose. Toute sa vie il est client, et ses fils le sont après lui.
FUSTEL DE COULANGES, La Cité antique, 1864, p. 333.
2. P. anal.
a) Dans d'autres types de civilisation. « Ce sont des clients du sultan, qui vivent près de lui, venant souvent de très loin dès qu'ils sont assurés de trouver à sa cour abri, nourriture et le reste » (GIDE, Le Retour du Tchad, 1928, p. 931). Il lui fallait maintenant [à Byron] une flotille pour transporter de Lerici à Gênes sa famille illégitime, ses clients et ses serviteurs (MAUROIS, Byron, t. 2, 1930, p. 230)
b) Dans le domaine spirituel :
2. ... elle [l'Université] se reconnaissait à jamais sa cliente obligée et fidèle, tant envers lui [Antoine Arnauld] qu'envers sa postérité.
SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 1, 1840, p. 72.
3. Emploi (postposé) adj., au fig. :
3. Il [Léopold] prie pour ses anciennes paroisses, pour les religieuses de Flavigny et de Mattaincourt, pour les frères et les sœurs de Saxon, (...). Ces ombres fidèles l'entourent, (...). À ces âmes clientes, il promet la meilleure part des prospérités qu'il attend, ...
BARRÈS, La Colline inspirée, 1913, p. 278.
B.— Au masc. et au fém., domaine des rapports commerciaux.
1. Personne qui achète régulièrement des services ou des choses dans un établissement commercial. Elle [Édith] (...) préférait de beaucoup la boutique maternelle, les bavardages avec fournisseurs et clients (VAN DER MEERSCH, Invasion 14, 1935, p. 75). Le meilleur client de café du monde est encore le Français (FARGUE, Le Piéton de Paris, 1939, p. 41) :
4. Là, vers midi, il [Crainquebille] aperçut Madame Laure, sa bonne et fidèle cliente, penchée sur la voiture du petit Martin. Elle tâtait un gros chou.
A. FRANCE, Crainquebille, 1904, p. 43.
5. Il [l'avare d'argent] est l'acheteur détesté des vendeurs, le « marchandeur » inlassable, craignant toujours d'être volé, client-type des prisunic qui ne laissent nulle place à la surprise ni à la folie.
MOUNIER, Traité du caractère, 1946, p. 325.
SYNT. Client d'une banque, d'un hôtel; la publicité attire le client; il ne faut pas tromper le client sur la marchandise; client de passage; client fidèle, facile, difficile.
[Désigne une collectivité] L'industrie est de beaucoup la principale cliente des caoutchoutiers (L'Industr. fr. du caoutchouc, 1965, p. 12). Les principaux clients du marché restent européens (Grande-Bretagne, (...); République Fédérale Allemande, ...) (M. WOLKOWITSCH, L'Élev. dans le monde, 1966, p. 208).
Emploi adj. L'essor des industries clientes de la houille (J. BRUNHES, La Géogr. hum., 1942, p. 219).
2. P. ext., péj. [En parlant de pers. fréquentant des courtisanes] :
6. Il [Hartman] plaçait beaucoup à Paris dans les établissements de nuit qui subventionnent les courtisanes racoleuses du client capable d'étancher leur soif de grand cru.
HAMP, Vin de Champagne, 1909, p. 182.
II.— [Les rapports sont à la fois matériels et moraux, l'accent étant mis sur le fait qu'une pers. confie pendant un certain temps ses intérêts à un spécialiste qui les étudie]
A.— Dans le domaine de la pratique juridique. Client d'un avocat, d'un notaire :
7. Il y a plus de vingt ans qu'ils [les amis d'André] sont les clients de l'étude...
R. MARTIN DU GARD, Devenir, 1909, p. 162.
8. Les avocats plaident pour leurs clients, non pour le juge.
ALAIN, Propos, 1929, p. 861.
B.— Domaine de la médecine de soin. Client d'un médecin :
9. ... mon cher docteur, (...) vous ne devez pas manquer de clientes moins agréables à ausculter...
R. MARTIN DU GARD, Les Thibault, La Consultation, 1928, p. 1097.
C.— Autres domaines :
10. L'estime et l'amitié forment ainsi entre guides et clients des cordées dont la cohésion et les exploits sont demeurés légendaires : ...
Jeux et sp., 1968, p. 1650.
III.— P. ext., fam., souvent péj.
A.— Surtout au plur. Personne avec laquelle on est régulièrement en rapport en vue de la défense d'intérêts collectifs, partisan. Clients d'un parti politique :
11. Ils [les partis de gauche] ont oublié que leurs clients étaient des révolutionnaires, mais passionnés d'ordre et d'apparat.
A. ARNOUX, Contacts allemands, 1950, p. 81.
B.— Pop., surtout au sing. Personne dont on parle, à qui on a affaire :
12. Il [Joseph Mesnil] est parti en ram'nant : « Non, mais tu l'as vu, qu'i' a dit à Montreuil qui était là, tu parles d'un gourdé! » Tu sais qu'i' n'est pas patient le p'tit client, et j'[Paradis] avais beau grogner : « ça va, ça va », i' ram'nait; ...
BARBUSSE, Le Feu, 1916, p. 260.
Rem. gén. De même que les puristes distinguent encore diverses dénominations du salaire selon les professions, au XIXe s. ils n'admettent le mot client que pour le client de l'avocat, de l'avoué, du notaire, etc. (cf. Ac. 1878). LITTRÉ précise ,,Ce néologisme n'est pas bon : un médecin a des malades; un marchand a des pratiques et non des clients. C'est à tort que de clientèle on a conclu à client.``
Prononc. et Orth. :[], fém. [-]. Yod de passage n'est pas noté ds FÉR. 1768, FÉR. Crit. t. 1 1787, LAND. 1834, GATTEL 1841, NOD. 1844, LITTRÉ, PASSY 1914 et WARN. 1968; il est noté ds DG, DUB., Pt ROB., Pt Lar. 1968 et Lar. Lang. fr. Admis ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. A. 1. [1345 clienton (Ch. BÉMONT, Coutumier de l'Ile d'Oléron, XLVI, 82 ds Bulletin philologique et historique du Comité des Travaux historiques et scientifiques, Paris, 1917, p. 308)]; 1437 « personne qui confie ses intérêts à un homme de loi » (Cout. d'Anjou et du Maine, II, 94, B-B ds R. Hist. litt. Fr., t. 6, p. 458), qualifié de ,,un peu vieux`` par RICH. 1680; 1845 client (d'un médecin) (BESCH.); 2. 1826 « personne qui achète » (Journal du maréchal de Castellane, Paris, Plon, 1895, pp. 126-127); spéc. 1832 « personne qui achète au même endroit régulièrement » (RAYMOND). B. 1. 1538 « personne qui se met sous la protection d'un seigneur qu'il doit aider dans certaines circonstances » (EST.); 2. 1543 antiq. rom. « citoyen pauvre qui se met sous la protection d'un patricien » (G. DE SELVE, Huict Vies ds PLUTARQUE, Coriolan, 83 r° ds HUG.), répertoriés comme termes hist. dep. FUR. 1690. Empr. au lat. class. cliens, -entis « protégé d'un patronus », « individu ou peuple vassal chez les peuples celtes » en lat. médiév. « vassal » et « ministerialis, serviteur de la domesticité du maître » XIe s. ds NIERM.; dans son acception commerciale, client a remplacé pratique et chaland. Fréq. abs. littér. :2 113. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 1 430, b) 2 468; XXe s. : a) 3 795, b) 4 160. Bbg. GOUG. Mots. t. 2, 1966, pp. 52-55 — GOUGENHEIM (G.). Lexicol. du XIXe siècle. Fr. mod. 1946, t. 14, p. 251. — GRANDPRÉ (J. P. de). Qq. termes d'assurance sur la vie. Meta. 1971, t. 16, n° 3, p. 172. — GUÉRET (J.). La Constr. aéron. Banque Mots. 1972, n° 4, p. 179. — MAT. Louis-Philippe. 1951, p. 31.

client, ente [klijɑ̃, ɑ̃t] n.
ÉTYM. 1437; clienton, 1345; lat. cliens, clientis.
———
I (Le plus souvent au masc.).
1 Hist. de l'antiq. À Rome, Plébéien qui se mettait sous la protection d'un patricien appelé patron. || Les clients devaient le dévouement personnel à leur patron (→ Attacher, cit. 68).
1 Cette admirable institution des patrons et des clients fut un chef-d'œuvre de politique et d'humanité.
Rousseau, Du contrat social, IV, 4.
2 (1538). Par anal. (vx). Personne qui se place sous la protection de qqn. Protégé.
2 (…) la foule innombrable de clients ou de courtisans dont la maison d'un ministre se dégorge plusieurs fois le jour (…)
La Bruyère, les Caractères, IX, 51.
———
II
1 Personne qui requiert des services moyennant rétribution. || Le client d'un homme d'affaires, celui qui le charge de défendre ses intérêts. || Le client, la cliente d'un notaire, d'un avocat, d'un officier ministériel… || Gérer la fortune d'un client. || Gagner le procès d'une cliente.
3 Quelqu'un a besoin de lui dans une affaire qui est facile; il va le trouver (…) Le client sort, reconduit, caressé (…)
La Bruyère, les Caractères, IX, 48.
4 Le nom d'un pareil avocat fera bien de l'honneur à son client.
Voltaire, Lettre à d'Argental, 15 juin 1765.
5 Vous êtes avocat ! Vous avez le devoir au contraire de recourir à toutes les ruses pour défendre vos clients.
Giraudoux, la Folle de Chaillot, II, p. 142.
Client, cliente d'un médecin, d'un dentiste… : personne qui confie sa santé à un praticien. Malade, patient. || Soigner un client. || Le docteur ne reçoit les clients que sur rendez-vous.
6 Le médecin qui déclare la guerre à ses clients, et leur tourne le dos, l'excellente idée !
André Suarès, Trois hommes, « Ibsen », VI, p. 156.
(En parlant de services analogues à ceux des commerçants; → ci-dessous, 2.). || Le client, la cliente d'un coiffeur, d'un couturier, d'un cordonnier; client d'un hôtel, d'un taxi. Pratique (vx).
2 (1826). Personne qui achète. Acheteur. || Client qui traite des affaires. Acquéreur, amateur, preneur. || Être client pour un fonds de commerce, pour des actions… || Un client sérieux.
7 (…) six étages largement assis (…) avec deux bonnes boutiques dans le bas; de quoi intéresser, à l'occasion, un client en quête d'un placement tranquille.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. IV, IV, p. 22.
8 Avant la guerre, les clients, êtres augustes dont on ne parlait qu'avec une terreur respectueuse, imposaient sans efforts leurs caprices cruels à des industriels divisés et toujours affamés de travail.
A. Maurois, Bernard Quesnay, VI, p. 38.
Absolt (cour.). Personne qui achète dans un magasin, consomme dans un lieu public. Chaland, pratique (vx). || Magasin plein de clients. Achalandé. || Attendre le client : ne rien vendre. || Vendeur occupé à servir un client. || Être aimable, empressé envers les clients. || Un client difficile, exigeant. || Attirer les clients par la publicité, les remises, les soldes, les primes. || Client de passage (opposé à habitué). || Un client, une cliente assidu(e), fidèle (→ ci-dessous, absolt, 3.). || Les clients d'un bar, d'un restaurant.Collectif. || Le client a toujours raison (principe de l'art de vendre).
9 Il poussa la porte d'un petit café, à cette heure complètement vide de clients.
P. Mac Orlan, la Bandera, I, p. 13.
Abrév. fam. Clille.
3 (1832). Personne qui se sert toujours au même endroit. Habitué; fidèle. || Il est client de la banque X. || Être cliente de tel coiffeur, de tel marchand. || Servez-le bien, c'est un client. || Ménager un client, une cliente. || La maison ne fait crédit qu'aux clients. || Perdre un client. || Faire un nouveau client. || Agent qui visite les clients ( Démarcheur, représentant).
4 Écon. N. m. Consommateur, importateur. || La Belgique est un très gros client de la France sur le marché automobile.
Adj. (aussi au fém.). || Les pays clients. || Les sociétés clientes.
10 Quoi qu'il en soit, nous pourrons identifier, sans difficultés, les entreprises clientes ou non. Cette liste devra être établie pour plusieurs années, ce qui permettra de souligner les variations de notre clientèle en tant qu'entreprise et non en tant que volume d'affaires traitées.
Fernand Bouquerel, les Études de marchés, p. 38.
5 Fam. et péj. Individu. Type. || C'est un drôle de client !REM. Cet emploi ne semble pas reçu au féminin.
6 (Souvent au plur.). Fam. Personne qui défend des intérêts collectifs. || Les clients d'un parti politique. Clientèle (II., 3.).
CONTR. Patron. — Commerçant, fournisseur, marchand, vendeur.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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